Patients et médias sociaux : une mine pour les communicants

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Sur les médias sociaux, blogs ou forums, les internautes s’expriment spontanément. Déroutant pour les habitués des études marketing. Pourtant, négliger cette richesse serait une erreur.

• Étudier les propos des e-patients aide à mieux comprendre le niveau d’implication des personnes. Si l’opinion publique réagit violemment à l’actualité santé. Les patients eux, accaparés par la gravité de leur situation, vont presque l’ignorer. Par contre leurs avis négatifs sur un médicament  est un terreau pour une crise médiatique.

• Le e-patient parle de ce qui le touche vraiment et réellement. Pas de biais imposé, pas de question d’un tiers pour orienter son discours. Un patient parlera plus librement qu’à son médecin. Protégé par son écran, il peut laisser éclater sa colère ou monter qu’il a peur. L’étude de ces propos sera révélatrice de sa « vraie vie » dans un monde virtuel.

• Les posts, billets ou commentaires dévoilent le langage propre à une communauté d’internautes. Les patients utilisent des abréviations pour parler de leur pathologie ou de leur traitement. C’est une mine d’or pour les communicants afin d’adapter leur message à leurs cibles.

Les propos sur Internet sont imprévisibles. C’est tout leur intérêt. Une analyse rigoureuse des verbatim apprend beaucoup sur une communauté. Elle ouvre de nouvelles perspectives : les médias sociaux favorisent l’écoute indispensable pour une stratégie de communication santé efficace.

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8 réponses à “Patients et médias sociaux : une mine pour les communicants

  1. Bonjour,

    Je ne sais pas pourquoi mais cette veille sur les e-patients me dérangent un peu. Comme l’impression d’être du mauvais côté de la cage dans un zoo …. Pourquoi ne pas plutôt envisager des groupes de travail IRL avec les e-patients qui vous diraient quelles sont leurs attentes ?

    • Bonjour Catherine, nous recherchons l’expression spontanée. Les groupes constitués a priori (type instituts de sondage) orientent les réponses, simplement parce qu’il y a une question préalable. Ce qui nous intéresse, c’est de ne donner aucune direction aux propos, d’être à l’écoute de la réalité de l’internaute. Qu’est-ce qui le préoccupe vraiment ? Comment mieux le comprendre ? Nos clients cherchent à répondre au mieux à des besoins d’information, d’où cette approche. Je serais heureuse de pouvoir en discuter plus longuement avec vous. N’hésitez pas à me contacter si vous le souhaitez.

  2. Evidemment l’analyse proposée se situe dans une démarche de marketing et la cible finale demeure l’augmentation de la demande du produit sur le quel le communicant travaille.
    Si, en revanche, nos chers communicants commençaient à regarder les patients non pas comme des révélateurs de pratiques mais comme des partenaires du système de santé, je crois sincèrement que le système entier en serait bénéficiaire.
    A la place d’observer les patients, commencez à les entendre. A la place de les espionner, osez les approcher pour qu’ils décident en conscience de ce qu’ils veulent ou qu’ils ne veulent pas vous accorder. Les patients ne sont pas des cobayes que l’on observe dans une cage virtuelle.
    Giovanna Marsico
    http://www.cancercontribution.fr

    • Bonjour,
      Nous venons d’avoir une conversation intéressante avec Catherine Cerisey. Nous entendons et comprenons vos réactions. Notre démarche est de faire remonter les propos des patients vers les professionnels de santé. Nos analyses présentent un point de vue, que nous avons confronté à des patients lors de tables rondes. Catherine Cerisey nous encourage à aller plus loin dans les « Real Life », ce que nous avons bien entendu.
      Bonne journée.

  3. Bien sur Ingrid, mais pourquoi, comme je le dis plus haut, plutôt que de nous lire en catimini, n’organisez vous pas des rencontres avec vos clients? Il n’y aurait ainsi pas de biais puisque pas d’intermédiaires ! Etes- vous certaine de percevoir toutes nos attentes rien qu’en nous lisant? Je serai également ravie d’en discuter avec vous ….

  4. bonjour, merci catjerine d’avoir orienté mon oeil vers ce site.
    Il est très difficile de parler au corps médical parce qu’il ne veut pas nous entendre comme le dit Giovanna.
    Nous avons tendance à oubler qu’ils ne sont que des hommes ou des femmes avec leur sensibilité.
    Après il y a le pouvoir des labo et là l’humanité dont vous semblez faire allusion, j’y crois beaucoup moins
    Il a y assez de monde dans les hopitaux pour que vous veniez y entendre nos états d’âme mais surtout nos réactions aux traitements.
    Votre métode laisse penser plus à une exploration en « sous marin » qu’à une étude franche.
    Je ne dis pas que votre travail est inutile mais il manque de transparance.
    Pourquoi ne pas passer par la ligue ou un organisme qui pourrait crédibiliser votre démarche.
    noune pisan

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